ESPRIT CRITIQUE

« L’esprit critique est une forme de doute méthodique qui refuse tous les amalgames simplistes,  toute généralisation hâtive, toute idée reçue, toutes les certitudes engendrées par des croyances ou des énoncés sans preuve. »

C’est comme ça, je ne peux pas m’en empêcher. Je ne prends rien pour argent comptant mais cela ne signifie pas non plus que je détienne la vérité. En cette période de désinformation et des prêts-à-penser relayés en masse sur les réseaux sociaux et internet en général, il me semble essentiel d’apporter ma petite contribution en tentant de changer les angles de vue et d’explorer mes propres réflexions.

Les thèmes que j’aborde sont ceux qui me touchent. Ils peuvent être des réflexions ou mes témoignages personnels, sans aucune autre prétention que celle de m’exprimer librement. Je suis ouverte au débat et vous donne l’occasion de laisser vos commentaires.

Soyez les bienvenus et bonne lecture !

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Du décollage dépend l’envol

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Faire le premier pas pour venir essayer un cours de danse est pour beaucoup de personnes aussi complexe au sens littéral que figuré.

Mais si ce sont nos pieds qui nous permettent d’avancer et de danser, vient le moment où nos bras nous embarrassent ! Vous ne savez pas quoi faire de ces deux branches qui vous accompagnent pourtant chaque jour, et comme je vous comprends !

Petit retour sur mon expérience :

Pendant ma formation en Danse orientale, après avoir longuement exploré mon bassin et mes membres inférieurs, vint l’étape des mouvements de bras. J’ai vite senti les douleurs m’envahir dans le haut du dos, trapèzes, cervicales, nuque. Plus je travaillais les mouvements de bras, plus je souffrais. 

Profitant de cours particuliers avec une chorégraphe que j’avais invitée, je lui fis part de ce problème, ce à quoi elle répondit :   » Si tu souffres dans le haut du dos, c’est que tu n’es pas suffisamment enracinée. «  Et elle avait parfaitement raison. Mon ancrage n’étant pas assez fort, je déplaçais cette force dans le haut du corps, créant ainsi un déséquilibre majeur. Les mouvements de bras n’étaient qu’un rajout, voire un surplus. Il manquait le fil, celui qui suit mon axe, depuis le sol sous mes pieds jusqu’au sommet de ma tête en passant par mon nombril. J’ai donc œuvré dans ce sens, j’ai exploré plus en profondeur mon ancrage au sol et surtout tout ce qu’il générait dans mon corps tout entier, de bas en haut. J’ai découvert comment je pouvais puiser cette force, cette énergie de la terre et comment elle pouvait se prolonger dans les mouvements du buste, des épaules et des bras. 

Je suis devenue Arbre. 

Racines – Tronc – Branches – Feuillages

Mes expériences sont la source de ma pédagogie. Expériences non seulement corporelles mais également expériences personnelles. Le chemin de vie et le chemin du corps. Ainsi, la danse, le mouvement rythmé et fluide, ne peut s’appréhender de manière morcelée. Si j’engage mes pieds au sol, j’entraîne par ailleurs mon bassin, mon dos, mes bras… et c’est cette cohésion qu’il me faut ressentir pour que mon corps devienne dansant. Même le danseur de Hip Hop donnant à voir des mouvements isolés et mécaniques connaît tous ces petits liens qui relient les mouvements entre eux. Ce sont ces petits liens invisibles à l’œil qui font naître l’harmonie.

Chemin de vie et chemin du corps.

Je croise et rencontre pas mal de personnes qui me semblent « perchées ». Perchées dans leurs croyances, leurs vérités, leurs idéos… Non pas que leur forme de spiritualité me dérange, je suis bien au contraire au cœur de cette démarche de la connaissance de Soi et du Monde, mais je perçois un décalage, souvent très grand, entre leurs feuillages et leurs racines. J’ai quelques indices qui me portent à faire ce constat et ayant moi-même vécu ce décalage, je le reconnais aisément chez les autres.

  • Les discours sont les mêmes. La façon de communiquer est formatée et s’avère donc impersonnelle,
  • La notion de spiritualité, de mysticisme, de « plus grand que Soi  » est omniprésente, tel un masque sur le réel,
  • Les néologismes sont abondants,
  • La tentative de convaincre prime sur le fond…

Pour imager mon propos, je suis face à des personnes qui s’envolent sans partir du sol. 

Terre sous mes pieds = racines = origines = histoire personnelle = réalité du terrain = Source Ancestrale.

Tronc = axe = équilibre = sève = énergie = passage.

Branches = déploiement = prolongement = développement = vie.

Feuillage – Fruits  = naissance = expérience = liberté = épanouissement = connaissance de Soi et du Monde, Source Nouvelle.

 

Ainsi, il me semble nécessaire de bien remuer la terre sous mes pieds avant d’agiter mon feuillage. M’affronter, affronter tout ce qui fait que je suis moi en cet instant, se regarder en face, dedans et dehors, visiter mon histoire, le connu et l’inconnu, n’avoir aucun sosie, aucun modèle sur le chemin du travail sur Soi ! Prendre le temps pour explorer, fouler le sol, retourner la terre et semer… jusqu’à ce que ça remonte dans mon ventre, à m’en faire de la bile sans-doute, à mes ovaires douloureux, à mes colères et mes chagrins. Laisser tout cela me traverser, tempétueusement puis calmement. Accueillir les éclaboussures, prendre des bains de boue, debout, avoir le souffle court, le souffle coupé, respirer dans mes organes et mes douleurs, expirer tout ce qui ne m’appartient plus. Puis crier, chanter, parler, exprimer, faire résonner, être l’échos de ma source. Taper des pieds, des mains, balancer mon corps, frapper fort, puis à pas de louve, danser.

De tes pieds à tes bras, de ta terre à ton ciel, n’oublie pas : de ton décollage dépendra ton envol.

Moi, Gérard L. = Moi, Daniel Blake

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Il s’appelle Gérard. Il a 61 ans et il vit en France.

Il n’a plus droit à rien suite au dernier contrôle de Pôle Emploi qui lui reproche de ne pas prouver ses recherches d’emploi et qui le soupçonne de se faire de l’argent avec ses créations artistiques ( Mr le jeune contrôleur a dû chercher sur le net et tomber sur son 1er site d’artiste réalisée avec mon aide et qui n’est pas un site marchand… ben oui, faut bien fouiller partout pour radier les demandeurs d’emploi.) Il a dû également refuser la seule proposition qui lui a été faite car elle ne correspondait absolument pas à ses compétences et se trouvait éloignée de sa résidence. Avec une vieille bagnole à réparer en plus, c’est pas facile.

 

Alors après des mois à être harcelé, il comprend que peut-être, il aura droit au RSA. Mais il est bien mal renseigné. Baladé de droite à gauche, il me demande enfin de l’aide. Il faut aller sur le site de la caf, ah oui mais il n’a jamais reçu son code pour y accéder. Ben on va les appeler ! Ah ben oui, mais faut le code pour le serveur vocal. Et l’appel est surtaxé, et Gérard ne sait pas sur quel chiffre du clavier il faut appuyer pour que sa demande aboutisse… Pour prendre R.V idem, sans le code on ne peut rien faire car les antennes de la caf ne sont plus ouvertes au public. De toute façon, c’est comme pour l’ordi, il dispose à peine des bases, alors faire ses démarches en ligne c’est vraiment très compliqué pour lui. Je lui dis d’appeler son assistante sociale : « Je ne m’occupe pas du RSA Monsieur. » Non, mais il voudrait juste de l’aide pour contacter la caf et pouvoir faire sa putain de demande de RSA qui va prendre des semaines car forcément il manquera bien un ou deux documents dans le dossier…

 

Gérard me dit qu’il est en train de craquer. Et comme je le comprends. Après l’humiliation, après le mépris du contrôleur pôle emploi, après avoir vécu sans jamais rien demander, en se débrouillant, en bossant, on le fait chier à 61 piges pour qu’il trouve un boulot qui n’existe pas sous peine d’être puni, comme un sale gosse !

Alors j’ai fait face au serveur vocal de la caf, et demandé au bouton numéro 2 de lui envoyer son code par courrier, parce que le numéro de téléphone sur lequel il voulait l’envoyer n’était pas le bon… ben oui, depuis le temps qu’il ne demande rien son dossier n’a pas été mis à jour, pourvu qu’ils aient la bonne adresse !

 

J’ai regardé dimanche soir le film de Ken Loach, Moi, Daniel Blake. A la fin, j’ai chialé pendant 20 mn dans les bras de mon homme. Oui, je sais je suis très sensible. Je sais aussi que Daniel Blake c’est mon pote Gérard, ici, en France, et sans-doute aussi Gerardo en Espagne. Je pleure parce que je vois arriver la vague monstrueuse depuis des années, cette vague qui détruit les espèces vivantes de la planète et qui construit plein de serveurs vocaux à la place et plein d’écrans de fumée destinés à t’user et à te faire craquer. La vague de l’inhumanité, de l’isolement, de la précarité. Celle qui balaie ta petite bicoque en bois et ton bout de jardin, celle qui avale ta dignité en te laissant crever la bouche ouverte. Non, je n’exagère pas. En tant que femme j’aurais encore bien des choses à dire de la précarité sociale. Mais bon, moi je sais encore faire face à la dématérialisation même si j’y passe parfois la journée.

La dématérialisation… de l’être ! L’homme est donc un objet dématérialisé.

 

CONCLUSION :

Je propose mon aide à celles et ceux qui en ont besoin, pour effectuer leurs démarches en ligne ou les renseigner, contre des œufs de poules, des légumes, des fringues, un poème, une réparation, bref, contre ce que vous avez à échanger, de matériel ou pas . Parce que bon, moi aussi je peine à nous nourrir, ma fille et moi et à payer tous mes besoins vitaux. Comme ce que je fais de mieux c’est partager, et que je ne crois plus qu’en la Solidarité, n’hésitez pas à me solliciter ! On trouvera un endroit sympa, avec tables, chaises, connexion, vins, limonades et bières artisanales, au bord d’un quai où bientôt le soleil réchauffera nos âmes et où le patron est un homme de cœur…

PS : ah oui j’oubliais, il faut habiter dans la région du Cassoulet.

 

Solidairement,

Iman Joussot – 11 Avril 2018

 


Le cri de Gérard :
« Merci. Oui j ai craqué et je pleure encore, pourquoi tant de mal ? Je  n’ ai jamais demandé d’aide à personne même si j en avais le droit. J’estime qu’ il y a plus malheureux que moi. C’est un monde cruel, il ferme les yeux  sur la pauvreté, tu peux crever. Heureusement je suis un battant, je tombe et je me relève et je ne  le montre à personne, sauf à des amis qui me connaissent bien. Eux, ils  savent comment  je suis. J’ai toujours donné sans  rien demander en échange. C’est simplement par amour  de l’autre,  c’est  être humain  sur cette terre dans un monde de pourriture. Je sais qu’il existe des personnes qui me ressemblent, je sais pas si je le verrai, mais je sais que l’on reviendra à un monde d’échange.  Cela commence à  venir  comme ma « tata » et plein d autres, même des étrangers qui viennent de très loin  et qui font plein de choses artistiques et autre. Il sont Amour avec un grand A. Malgré que ce soit difficile aujourd’hui,  je dis merci qu’ ils existent. C’est ce qui me fait tenir.
Je vous aime.  Maintenant je pleure encore mais avec de très grosses larmes  d’ amour.
Merci à vous, amis de la terre. »

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Citoyens héroïques

Il existe des héros. Il existe des héros qui sauvent des vies au prix de leur vie.

Il existe  des héros qui affrontent la mort et tentent de sauver leur peau.

Il existe des héros qui sauvent leur peau et celles des autres.

Il existe des héros qui luttent pour survivre.

Il existe des héros qui dénoncent et qui agissent.

Il existe des héros qui ne cèdent ni à la peur ni à la haine.

Soyons héroïques, défendons l’Humanité, la Liberté, la Fraternité, la Solidarité, chaque jour…

 

 

 

 

Et le décolleté de Marie-Antoinette

En 1800, une ordonnance de la préfecture de police de Paris interdit aux femmes de s’habiller en homme.
Jupe ou pantalon, c’est grâce à des féministes comme Madeleine Pelletier (1874-1939) qu’on peut se poser cette question futile le matin.
En 1910, Paul Poiret crée un redoutable vêtement pour les femmes. Il s’agit d’une robe fuselée resserrée dans le bas et retenue par une martingale intérieure nommée entrave.
Dans les années 20, les femmes dévoilent leurs jambes. Les premiers vêtements “taille basse” apparaissent à cette période.
On porte des minijupes en Angleterre, en France, en Algérie … dans les années 60.
La créatrice de mode Vivienne Westwood est la première créatrice à s’être illustrée dans la mode punk avec sa boutique « Sex » ouverte à Londres en 1971.
Jusqu’en 1980, les députées n’étaient pas admises en pantalon à l’Assemblée nationale.
Sous les jupes des filles – Alain Souchon ( 1993 )
Malaury Nataf sans culotte au club Dorothée ( 1994 )
A partir des années 2000, les jeunes filles ont renoncé à la jupe dans les collèges. Et pas seulement dans les cités.
Les hôtesses de l’air d’Air France, qui réclamaient le droit au pantalon depuis 1968, ont dû attendre 2005, au motif qu’elles portaient l’image de la France.
Création de «la journée de la jupe et du respect» ( 2006 )
Le droit du travail (article L.120-2) permet d’imposer le port de la jupe à condition que l’employeur en justifie clairement les raisons.
La journée de la jupe – Film ( 2009 )
La jupe pour homme devient tendance ( 2010 )
En 2012, 400 femmes meurent sous les coups de leur conjoint chaque année, soit plus d’une femme par jour.
En 2018 on mélange tout, la libération de la parole des femmes et le sexisme, le harcèlement sexuel et la courtoisie, le décolleté d’ Aurore Bergé et le parfum Scandale…
Ah, et j’oubliais, le décolleté plongeant de Marie-Antoinette.

Danse, jusqu’à en oublier ton corps

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Plus tu te regardes dans le miroir, moins tu te vois tel que tu es, plus tu te mires, moins tu t’oublies, et à trop penser à toi, tu t’emprisonnes.
As-tu déjà senti ce vent de liberté sur ton visage démaquillé ou pas rasé ( je ne voudrais pas faire de sexisme ) après être allé courir ou simplement marcher dans la forêt ? As-tu déjà ressenti ce merveilleux moment d’apaisement après l’amour, lorsque, les cheveux ébouriffés et les joues rosacées tu te fous royalement de la gueule que tu as ? Je l’espère pour toi et si ce n’est pas le cas ou si tu n’as pas d’amant qui décoiffe, saute dans ton jogging, évite la salle de bain et vas-y, sors avec la gueule que tu as ! C’est au retour que tu ressentiras les bienfaits d’une telle expérience :
l’expérience de l’oubli de soi.
C’est quand tu ne sais plus de quoi tu as l’air et que cela n’a aucune importance parce que tu es intensément dans le moment présent et dans ce que tu fais. C’est quand tu n’as plus de masque, plus d’apparats, plus de faux-semblants derrière lesquels te cacher, pensant te protéger.
Parce que le masque ne protège pas, le vrai masque est celui-ci qui te révèle, le vrai costume est celui qui fera apparaître une part de toi. A trop valoriser l’esthétique, on ne donne rien de plus à voir qu’un peu de fard et de mascara, qu’un peu de gel sur notre feu intérieur.
Pendant des années, j’ai dansé sans parvenir à être moi-même. D’abord il faut savoir qu’en Danse Orientale le costume prévaut. Il doit en jeter, il doit révéler ton corps de princesse des mille et unes nuits. Ta danse sera scrutée jusque dans le moindre mouvement de hanche, la moindre ondulation du ventre. Plus tu surjoueras les émotions, plus tu surexposeras ta féminité, plus tu seras élevée au rang de grande danseuse. Pour les danses traditionnelles, c’est un peu différent car le costume est lié à une culture ou un rituel, ce qui n’empêche pas de se dire évoluée en y apportant sa touche de modernité bien kitsch…
Je sentais bien que ce n’était pas moi. Et parfois, j’aurais préféré danser nue, jusqu’à en oublier mon corps. Alors bien entendu, comme c’est interdit et que mon corps n’est pas parfait, j’ai cherché une autre voie, celle de mon intériorité. Parce qu’au final, même ma nudité serait vue comme un habit. Elle couvrirait l’invisible.
Danser l’invisible.
Il est un moment exquis, qui ressemble à cette phase incroyable quand tu cours, celle où tu ne ressens plus l’effort et où tu as la sensation que tu pourrais courir des heures. Ton corps devient visible, harmonieux, esthétique, grâce à l’invisible, grâce à ce qui s’est produit à l’intérieur de toi, dans tes organes, dans la chimie de ton cerveau, dans ce processus qui t’a conduit à t’oublier. Et c’est là précisément que tout apparaît, que tout se révèle. C’est là que ta danse est danse, que tout s’unifie, qu’aucun jugement ne viendra la perturber. C’est là que tu donnes à voir, à ressentir, à émouvoir, à bousculer, à surprendre et à laisser s’exprimer ce qui t’échappe. Tu danses, jusqu’à en oublier ton corps. Tu danses avec l’instant, avec tout ce qui t’entoure, avec tout ce qui est là et tout ce qui ne l’est pas.
Et c’est plus que beau, parce que ce n’est que toi.

C’est ( sur ), je veux (vivre )

Aujourd’hui je suis super triste et en colère.
Depuis beaucoup d’autres hiers en fait. Pour bien des choses, mais surtout pour le prix de la vie.
Parce que le coût de la vie est devenu le prix à payer pour vivre.
Parce que la valeur travail n’existe plus.
Parce qu’on poursuit, traque, contrôle les chômeurs tandis que se pose la question suivante : combien va me coûter de travailler ?
Alors bien-sûr, vous me direz que le travail c’est la santé, que ça crée du lien social, qu’on se sent utile etc… mais pour la santé je doute, pour le lien social et notre utilité tout dépend du contexte et de ton boulot. Et financièrement, n’en parlons pas ?
Tu travailles pour payer le droit d’avoir un toit, de plus en plus difficile à trouver, tu travailles pour avoir de l’eau, de l’électricité, du gaz qui coûtent de plus en plus cher, tu travailles pour pouvoir manger, tu travailles pour pouvoir payer ton essence pour aller travailler, tu travailles pour que chacun puisse se soigner mais même plus pour que nos vieux finissent leur vie décemment… Tu travailles pour qu’à la fin du mois, il te reste de quoi attendre le mois suivant. Et souvent, tu travailles pour rien.
Tu travailles pour tes angoisses et ton stress, pour alimenter ta peur et ta précarité et venir grossir les rangs des clients du bien-être. Il y aura bientôt tellement de coachs que nous serons tous le coach de quelqu’un.
Alors, que puis-je répondre à mon enfant en âge de travailler, qui réalise que son travail ne lui offrira pas la possibilité de vivre un peu ses rêves ?
Je ne parlerai pas de tout ce qui me / nous révolte car la liste serait trop longue et que je ne tiens pas à vous faire chialer.
Je n’en parlerai pas parce qu’il nous faut garder de l’énergie pour être solidaires, positifs, créatifs.
Car oui, ce qui nous reste de plus précieux se nomme SOLIDARITÉ.
Allez, haut les cœurs, créons du lien social, massons-nous les uns les autres pour le plaisir et l’altruisme, créons des espaces de parole, d’entraides, de rencontres et de joie.
Mais s’il vous plaît, ne faisons pas de commerce en profitant de la précarité ambiante. Car chacun essaie de (sur)vivre et si nous faisons de la précarité et du mal-être un fond de commerce, nous laisserons les plus démunis et les plus souffrants dans le fossé.

BORDERLINE ? La plus jolie fille de la ville – BUKOWSKY – Conte de la folie ordinaire –

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Ce texte de Charles Bukowsky parle de Cass, la plus jolie fille de la ville. Rencontre troublante avec une fille profondément troublée. Texte audio, interprétation Iman Joussot :

https://soundcloud.com/imanameteora/la-plus-jolie-fille-de-la

L’acte de création

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Je suis créative, j’ai besoin de transformer le Réel, mon Intellect, mes Émotions, mes Énergies.

Je ressens cela depuis l’enfance. Observez un enfant, si vous lui ôtez des mains tous ces matériaux artificiels ( portable, tablette, ordinateur, TV etc…) et que vous le laissez jouer dans la nature, vous verrez qu’il joue à transformer le réel et qu’il parle aux insectes, aux oiseaux, aux arbres, à ses amis imaginaires. Il fera d’une petite branche un outil, d’une couverture sa maison, tout ce qu’il percevra sera UNE EXPÉRIENCE.

Créer, c’est expérimenter !

Expérimenter, c’est vivre !

Vivre est une expérience.

Bien-sûr, je le comprends aujourd’hui. Si l’acte de créer ne m’a jamais quitté, l’écriture poétique, la danse, le chant, l’humour, l’improvisation etc… sont des expériences que je vivais tandis que mes souffrances psychiques s’emparaient de moi souvent de manière violente. Sans le savoir, l’acte créatif me sauvait. Il m’a fallu sortir du jugement sur moi-même et sur les autres pour qu’enfin je puisse libérer pleinement tout ce qui grouille en moi et qui attend que j’en fasse une création.

L’action de créer est donc une expérience : l’expérience de soi avec la matière, les matières qu’il faut distinguer de l’Être. Notre corps lui-même n’est qu’une enveloppe recouvrant notre squelette. Notre âme est nue. En créant nous la laissons s’exprimer, en dehors de tout cadre pour transformer la matière.

Je m’indigne toujours du manque de place accordée à l’acte créatif en milieu psychiatrique. Nombre de murs délabrés pourraient être recouverts d’une fresque collective ou de tags individuels. En lieu et place de photos de lotus, des tableaux d’artistes qui permettraient à chacun de voir et de projeter ce qu’il veut. Je parle de tableaux aux couleurs et aux formes non explicites sur lesquels un regard toujours nouveau pourrait se poser. Une salle avec des instruments à disposition et de la musicothérapie, des poèmes affichés par ceux qui le souhaitent… dans des espaces définis afin de ne pas surcharger émotionnellement les patients.

Permettre aux personnes en souffrance psychique l’acte créatif participe à la refondation de la Pyramide du SoiC’est permettre au patient de se relier au présent et d’en produire une trace.

Je ne parle pas ici seulement de création artistique, je parle de l’acte en lui-même. Il peut donc prendre bien des formes. 

Malade ou pas, l’acte de créer est une expérience qui relie à Soi et à l’Éternité, puisque rien ne meurt au présent.

Comment reconnaître un…

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La grande préoccupation sur le net en ce moment, c’est d’apprendre à  » reconnaître « . Oui oui ! Re-con-naître.

Mais qui au juste ? 

  • Un nain ? Non, on le reconnaît de suite,
  • Un handicapé en fauteuil ? Pareil,
  • Le Président de la République ? On ne saurait l’oublier,
  • Ta bagnole ? J’imagine que comme tout le monde tu l’as customisée,
  • Ton boss ? A mon avis il a envie d’être reconnu,
  • Ton mec, ta nana ? Si t’en es là c’est que ça sent le moisi,

Tu ne vois toujours pas ???

Eh bien, la subtilité réside dans le fait que tu DOIS ABSOLUMENT reconnaître ce qui NE SE VOIT PAS !

Et là tu te dis naïvement :   » ben, je sais pas moi, qu’est-ce que je ne saurais voir ?  » En un clic sur la toile tu obtiens les réponses. Essaie, tape : « comment reconnaître un « . 

Entre  » faux billet « , « contraction » et « verrue » apparaît  « MANIPULATEUR « .  Wouah, ça fout les chtons !! Et en cliquant sur ce lien, tu vas vite découvrir de nouvelles espèces invisibles.

Mais qui sont-elles et pourquoi faut-il savoir les reconnaître ?

Un manipulateur (trice) ne montre pas son vrai visage, c’est même ce qui fait toute sa spécificité et s’il fait de toi sa proie, il y a 99,99% de malheur pour qu’il te manipule sans même que tu ne t’en  rendes compte. Et c’est très dangereux pour ton équilibre physique et mental. Mais c’est une espèce à part.

Voyons les autres espèces concernées :

2 – les bipolaires

3- les borderline

4- les schizophrènes

Et là j’ai mal, comme si je me prenais un bon gros coup de poing dans le minois. La douleur ne passant pas, je crie, puis j’écris, comme souvent car c’est un des meilleurs remèdes pour moi.

COMMENT RECONNAÎTRE UN BIPOLAIRE  ? / COMMENT SE PROTÉGER D’UN BIPOLAIRE ? / COMMENT RECONNAÎTRE LES SYMPTÔMES DU BIPOLAIRE OU DU BORDERLINE ? ( là j’avoue que c’est un poil plus brillant comme question… enfin c’est comme tout, cela dépend du contexte.)

Serait-il donc si dangereux ce spécimen ? Et la personne borderline, qu’est-ce qui se passe si tu ne la reconnais pas ? Tu veux que je te dise ?

Tu risques au pire, de ne pas comprendre comment il est possible que ton super pote puisse faire la bringue pendant plusieurs nuits d’affilée sans aucune inhibition et sans se fatiguer et de passer des journées entières à ne plus ouvrir ses volets ni à répondre à tes messages. Tu risques aussi parfois de te prendre une foudre venue d’ailleurs dont les causes te seront inconnues. Tu te retrouveras parfois au cœur de situations inopinées voire stupéfiantes sans que tu aies eu le temps de remettre ton pantalon. Tu riras d’un bonheur exquis avec cet être merveilleux puis tu le regarderas se casser sans se retourner. Mais ne t’en fais pas, Il / Elle t’enverra des sms pour te tenir au courant de ses nouvelles aventures dont il/elle t’accusera d’être le responsable.

ça va ? T’es toujours là ? Bien, c’est que tu as encore une part d’ouverture en toi et tu vas vite comprendre en quoi elle est précieuse.

Je sais pas toi, mais moi, quand une phrase commence par  » comment reconnaître un… « , j’ai de suite plein de mots qui fusent et si je devais les classer par ordre de priorité, je dirais :

  • un con
  • un facho
  • un gourou
  • une star botoxée passée au bistouri

Preuve en est, cette photo en en-tête qui est très flippante ( et si tu n’es pas convaincu, tape « avant/après  » sur le net ). Preuve en est, quand tu n’as pas su déceler un gros con, tu t’en veux à mort. Preuve en est, quand tu comprends que le discours de ton voisin est axé uniquement sur les migrants et non pas sur les O.N.G, tu regrettes amèrement de lui avoir prêté du sel. Preuve en est, lorsque, après un stage chamanique en Ariège tu n’éprouves plus aucun intérêt pour tout ce qui te faisait triper et que non, tu n’es pas en dépression, tu mets bien du temps à réaliser que ta transformation en guépard n’a pas été le fruit de ton consentement.

Voici donc bien des espèces invisibles que j’aurais préféré savoir reconnaître. Car je crains bien plus la connerie, le racisme et les esprits sectaires que les personnes en souffrance. Quant aux stars qu’on ne reconnaît plus, s’il est vrai que l’incidence semble faible sur ma petite vie, leurs transformations me font parfois douter de ma beauté naturelle et me rappellent combien il est difficile d’accepter l’inexorable passage du temps à la commissure des lèvres, entre autres endroits.

Alors t’en penses quoi mon ami ?

Crois-tu qu’il nous faille vraiment apprendre à reconnaître celles et ceux qui souffrent afin de nous en protéger ? La vraie posture à adopter ne serait-elle pas celle qui consiterait à les aimer tels qu’ils sont ? C’est là que ton ouverture de cœur et ta belle clairvoyance interviennent : non, un bipolaire n’est pas  plus dangereux qu’un facho, sauf si le bipolaire en question est facho, ou bipolaire et con etc… mais ça, c’est valable pour toutes les espèces vivantes sur cette planète.

Oui, un/une Borderline pourra te faire vivre un enfer surtout si tu ne sais pas ce qu’est ce trouble de la personnalité. Renseigne-toi, apprends et comprends si cette personne est importante pour toi. Je ne te dis pas que ce sera facile mais tu sauras que son plus grand besoin est de se sentir sécurisée, rassurée et surtout pas jugée.

Pas plus que ton connard de voisin, il ne te sera d’aucun danger pour peu que tu t’intéresses à lui au même titre que tes amis dits normaux et équilibrés. Et je te rappelle à ce sujet, que même eux peuvent te décevoir et que le masque peut tomber, inopinément.

Mais là, c’est une toute autre histoire.

26/10/2017

Ai-je envie d’aller bien ?

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Ah, en voilà une question qu’elle est bonne !

Lors de mes pérégrinations sur le net, je suis tombée sur le documentaire de  » Développement personnel  » : La puissance de l’intention.

6 intervenants (coach) interrogés sur leur pratique pour aider les personnes en souffrance morale, à aller mieux. Je dis bien « morale » car je pense précisément que les discours véhiculés dans ce documentaire ne peuvent servir les personnes en grande souffrance psychique.

Le 1er pose cette interrogation, qui a été le point de départ de toute sa remise en question tandis qu’il traversait une dépression. Un ami lui ayant demandé s’il avait envie d’aller bien.

Bien entendu, ce documentaire sert de promotion pour ces coach, dont les discours sont pour certains convaincants mais dont les arguments reposent essentiellement sur ce postulat : notre intention est le point de départ vers le chemin de la « guérison « .

Voici quelques phrases que j’ai retenues et qui ont fait naître en moi quelques réflexions sur le sujet :

  1.    » Ai-je envie d’aller bien ? « 
  2.   » Je suis victime de mon mental « 
  3.   » J’arrête de demander au monde de combler mon vide « 
  4.   » C’est moi qui crée l’emprisonnement donc c’est moi qui crée la liberté « 
  5.   » J’utilise ma puissance avec mes idées d’impuissance « .

Je les reprends point par point :

1- Voici en effet une question qu’il serait bon de nous poser lorsque nous allons mal. Elle nous met d’emblée, sans préliminaires, face à notre mécanisme, nos freins, notre emprisonnement. Pourquoi formuler une telle question dont la réponse nous semble évidente ? Si elle l’était, elle générerait en effet un point de départ positif pour nous libérer de nos souffrances. Pourtant, il n’est pas du tout facile de formuler :  » Oui, je veux aller bien.  » En quoi cette intention peut s’avérer si difficile à poser ? Que peut-elle bien bouleverser ?

Si je vais mal, pour quelque raison que ce soit, c’est que le mécanisme sur lequel je me suis construit me fait réagir d’une façon particulière. Oui, nous nous construisons dès l’enfance, en fonction de notre éducation, de notre psycho généalogie, des événements de notre vie et de la façon dont ils ont été gérés par notre environnement proche, mais également en fonction de notre part génétique. Tous ces facteurs vont construire notre personnalité. Ainsi, mon mécanisme peut être celui de l’abandon, de la sujétion, de l’injustice, de la culpabilité, du manque de reconnaissance et d’estime de soi, d’incompréhension, de rejet, du manque de limites. 

Lire à ce sujet, l’excellent ouvrage Comment ne pas se gâcher la vie de Stéphanie Hahusseau – Ed. Odile Jacob.

Par conséquent, répondre à cette question nous met face au mécanisme dont nous dépendons  et qu’il faut donc faire varier. Encore faut-il en avoir conscience et posséder les outils qui nous permettent de changer ce schéma afin de nous libérer de son emprise et de toutes ses conséquences négatives.

Comment pourrais-je donc répondre  » Oui je veux aller bien  » avec facilité, si je suis dépendant des troubles occasionnés qui ont construit le pilier sur lequel je m’appuie depuis tant d’années ?…

2. Je peux donc considérer que  » je suis victime de mon mental « .  Exemples :

Si mon schéma repose sur celui de l’abandon, chaque moment de rupture va engendrer la pensée automatique :  » je ne compte pour personne « . 

S’il repose sur l’injustice, je pense automatiquement  que « l’on me fait tout le temps du mal « .

La culpabilité me fera sans cesse penser que  » j’ai toujours mauvaise conscience « .

ETC…

Puis-je de ce fait aller bien ainsi conditionné par mon mental ? Nous voyons ici très clairement que notre mental ne dépend pas totalement de nous.

3. Mon vide intérieur, c’est-à-dire mes carences, affectives, de justice, d’estime de soi, de compréhension etc… personne ne peut le combler à ma place. Je dois donc devenir acteur du processus qui me permettra non pas de remplir ce vide mais de comprendre son origine.

La plupart du temps, nous cherchons à le combler par des ingrédients extérieurs : dans le couple, j’attends de l’autre qu’il comble mes manques ( ainsi donc je ne l’aime pas pour ce qu’il est car je transferts sur lui mes propres attentes ). Dans mes relations sociales, je ne supporterai aucun désaccord ou aucune décision extérieure que je considérerai alors comme injustes envers moi.  Dans mes choix et mes actes, je ne serai jamais satisfait puisque je porterai toujours une culpabilité…

Je chercherai par conséquent à ce que les autres répondent à ces attentes démesurées ou je me remplirai de tout ce qui générera du plaisir : je me remplirai de gourmandises, de nourriture, je m’achèterai une très belle voiture, je me focaliserai sur ma réussite professionnelle,  je ferai tout pour être populaire et avoir du succès, je ferai culpabiliser les autres, je les rejetterai, j’abandonnerai mes partenaires…

Autant de comportements qui me procureront du plaisir rapide.  Pour autant, je n’irai pas mieux car mon bon vieux schéma me rattrapera tôt ou tard, lors de certains événements qu’il me sera bien difficile à gérer. Je serai prisonnier de mon propre vide car je répéterai mon mécanisme.

4. Non, ce n’est pas moi qui crée mon propre emprisonnement ! Non, il ne m’est pas possible de créer ma liberté tout seul !

Nous sommes victimes de nos schémas, et non, victime n’est pas un vilain mot. Je n’ai pas choisi de l’être. J’entends trop souvent dire que se considérer comme victime est une façon de se complaire dans notre état de souffrance et de refuser d’avancer, de changer, de guérir. Ne nous étonnons pas que la plupart des personnes abusées sexuellement n’ose porter plainte ! Ne nous étonnons pas que celles qui souffrent au travail ne parviennent pas à en parler et fasse un burn out, ne nous étonnons pas que les personnes abandonnées se replient sur elles-mêmes et se suicident, ne nous étonnons pas que les personnes en souffrance n’osent demander de l’aide et sombrent dans la dépression !

Comment ne pas culpabiliser en entendant cela ? Pour dépasser le statut de victime, il faut, comme je le dis précédemment, avoir conscience des schémas sur lesquels je me suis construit et de leurs conséquences sur mes comportements et mes souffrances. Il ne s’agit pas de ne plus être victime mais de sortir de cette paralysie qui efface nos capacités endormies ou refoulées. Et ce n’est pas rien ! Là, est le vrai travail sur soi, et pour amorcer ce travail, nous avons besoin d’aide. Les coachs en question dans ce documentaire proposent des outils, mais il s’agit plus de leur part de discours, comme s’il nous suffisait d’entendre pour comprendre. Non, cela ne suffit pas. Il faut que les outils proposés soient concrets, réalisables, adaptés. Il ne me suffira pas de payer 1000€ un  séminaire avec tel ou tel coach pour aller mieux. Ce bien-être sera de courte durée car je n’aurai pas d’outils réels ni de suivi ( ou je devrai payer bien cher ce suivi ) pour que cette expérience personnelle s’inscrive en moi dans la durée.

5. Mon objectif est-il de devenir puissant pour aller bien ?

Si je me sens impuissant face à telle ou telle situation, dois-je tenter de devenir puissant ?  Le terme ne me semble pas approprié. Je préfère parler d’incapacités et de capacités. Car il ne s’agit pas d’avoir du pouvoir mais de devenir capable, de développer des capacités nouvelles en partant de nos incapacités.  » Qui veut peut  » !  Voici encore une phrase culpabilisante. Vouloir et pouvoir comme s’il suffisait de vouloir aller bien pour aller bien.  Tiens, ça me rappelle mon frangin qui, chaque fois que suis au fond du trou, sans plus aucune force, vient me balancer :  » fais du sport ! Bouge-toi ! « . Non, parfois la souffrance est telle que nous ne sommes même plus en mesure de vouloir et encore moins de pouvoir. Dans son cas, faire du sport est devenu la manière de combler son vide que rien d’ailleurs ne semble combler, ni le sport, ni le succès…

CONCLUSION

Travailler sur soi ne se fait pas tout seul. C’est une prise de conscience. C’est une expérience. C’est se servir des outils qui nous sont proposés dans chaque situation de la vie qui se présente. C’est s’exercer avec joie.

Et je reprends ici l’idée du philosophe Alexandre Jollien pour qui « la vie doit être un combat joyeux » ( Le métier d’homme – Ed. Seuil ).

Pour y parvenir, se dire  » je veux aller bien  » ne suffit pas. Les personnes en grande souffrance ont souvent besoin d’aide pour parvenir à formuler cette intention. Ce n’est pas la puissance de l’intention qui nous soigne mais ce préliminaire qui consiste à nous donner la capacité à la formuler et à nous placer ainsi sur le chemin du travail sur soi.

 

* La puissance de l’intention https://youtu.be/70Xg0cclf5Q